25 Jun 2026

« Power Africa Today » d'AEW mettra en avant le rôle de l'énergie dans le renforcement de la compétitivité industrielle

« Power Africa Today » d'AEW mettra en avant le rôle de l'énergie dans le renforcement de la compétitivité industrielle

Partout en Afrique, le débat politique évolue, passant de l’électrification de base à l’interconnexion et au soutien à l’industrie. Plus de 600 millions de personnes en Afrique subsaharienne n’ont toujours pas accès à l’électricité, mais l’accent est désormais mis sur la capacité des réseaux interconnectés à soutenir à grande échelle les industries manufacturières, de traitement des minerais et numériques.

À la lumière de ces thèmes, la conférence «Power Africa Today» – organisée dans le cadre de l’African Energy Week (AEW) 2026 au Cap du 12 au 16 octobre – proposera une table ronde de haut niveau intitulée «Alimenter les industries africaines : opérations, productivité et compétitivité économique». Cette table ronde reflète la prise de conscience croissante du fait que l’électricité est un facteur déterminant pour la performance industrielle, la productivité et le développement à long terme des économies africaines.

Les entreprises africaines continuent d’absorber chaque année des coûts estimés entre 30 et 50 milliards de dollars liés à des réseaux peu fiables et à la production d’électricité au diesel. Cette inefficacité structurelle est devenue un obstacle majeur à la compétitivité, poussant les gouvernements et les investisseurs à donner la priorité à une alimentation de base stable, à l’extension des réseaux de transport et à la diversification des portefeuilles de production, afin de réduire les risques opérationnels et les coûts de production à long terme.

L’un des axes majeurs de l’événement sera la valorisation minière en aval, où la disponibilité énergétique détermine directement la création de valeur. L’Afrique détient des réserves de minerais critiques estimées à 5 000 milliards de dollars, mais une grande partie de cette production a historiquement été exportée à l’état brut. Des pays tels que la RDC et la Zambie investissent désormais dans des corridors de transformation liés à l’énergie afin de conserver de la valeur grâce au raffinage et à la fusion sur place.

La session mettra également en avant l’essor rapide des infrastructures numériques et des industries basées sur l’intelligence artificielle, qui nécessitent des charges électriques ininterrompues et à haute densité. Les centres de données, les systèmes de cloud computing et les chaînes d’approvisionnement numériques se regroupent autour de réseaux électriques stables, créant ainsi de nouveaux pôles de compétitivité qui intègrent les économies africaines dans les réseaux mondiaux de commerce numérique et les économies de services.

Une autre dimension clé est l’expansion de la Zone de libre-échange continentale africaine, qui favorise le développement de pôles industriels régionaux plutôt que de systèmes nationaux fragmentés. Ces chaînes de valeur intégrées dépendent d’infrastructures de transport transfrontalières, permettant aux pôles industriels de desservir des marchés régionaux entiers plutôt qu’une demande intérieure isolée.

En fin de compte, cette table ronde réunira des décideurs politiques, des services publics, des investisseurs et des opérateurs industriels pour se concentrer sur trois piliers : l’expansion des infrastructures énergétiques, le développement du potentiel local et les solutions énergétiques innovantes. L’objectif est de traduire le potentiel énergétique de l’Afrique en gains de productivité mesurables, en réduction des coûts d’exploitation, en renforcement des industries nationales et en compétitivité économique durable à long terme.

 

Loading