Imperatus Energy élargit sa présence avec une filiale en amont et une augmentation de ses activités commerciales
L'acteur congolais de l'aval Imperatus Energy, sponsor Silver de l'African Energy Week : Invest in African Energies, étend sa présence tout au long de la chaîne de valeur du pétrole et du gaz. La société vise à créer une filiale en amont pour soutenir les objectifs de production nationaux, tout en renforçant ses activités commerciales grâce à un nouveau bureau à Genève. En plus, Imperatus développe un projet d'infrastructure de stockage visant à augmenter les réserves stratégiques et à faciliter la réexportation dans toute la région. Dans une interview accordée à African Energy Week, Oumar Semega, PDG d'Imperatus Energy, a parlé de la stratégie globale de la société visant à diversifier ses activités et à améliorer l'accès à l'énergie en Afrique centrale et occidentale.
Imperatus Energy a rapidement développé sa présence dans le négoce et les infrastructures énergétiques. Quelles sont les dernières avancées stratégiques de la société, en particulier depuis Invest in African Energy à Paris ?
Imperatus Energy est entrée dans une nouvelle phase de restructuration, de diversification et d'expansion. Auparavant, nous étions une simple société de négoce. Aujourd'hui, nous avons créé une nouvelle filiale en amont, Imperatus Energy Exploration & Production, afin de renforcer notre présence dans le secteur pétrolier en Afrique. On met aussi en place une filiale à Genève pour soutenir nos activités de négoce, en complément de notre bureau de Dubaï. Ces bureaux sont essentiels pour développer le commerce intra-africain du pétrole et du gaz. On a aussi lancé un projet d'infrastructure de stockage, même s'il en est encore à ses débuts.
Où seront basées ces filiales et quels sont vos projets immédiats ?
La filiale en amont est légalement enregistrée et basée en République du Congo. On est en train de faire toutes les démarches administratives. Notre but est d'aider le Congo à atteindre son objectif de 500 000 barils équivalent pétrole par jour d'ici 2028.
Le bureau de Genève fera partie de notre activité commerciale. On a déjà commencé à recruter du personnel et on prévoit qu'il sera pleinement opérationnel d'ici octobre. Genève et Dubaï seront nos centres commerciaux mondiaux.
Comment Imperatus se positionne-t-elle pour soutenir et tirer profit de l'expansion énergétique du Congo, tant en amont qu'en aval ?
Notre but, c'est d'être actifs sur toute la chaîne de valeur. Les nouveaux projets de production et de raffinage, comme la raffinerie chinoise et la modernisation de Coraf, créent des opportunités dans le commerce du pétrole brut et des produits raffinés. On veut proposer des solutions d'achat et ajouter de la valeur à chaque baril produit pour l'exportation. Nos futures infrastructures de stockage permettront à la fois de constituer des réserves stratégiques et d'augmenter la capacité d'exportation. On renforce aussi notre logistique grâce à notre structure de transport et à nos activités en aval. Parallèlement à notre filiale d'exploration et de production, on a créé Imperatus Energy Distribution pour gérer la distribution de produits raffinés, notamment le GPL et le GNL à usage domestique et industriel.
Pourriez-vous nous en dire plus sur le projet de stockage et les partenariats que vous développez ?
Le projet vise à augmenter la capacité de stockage et les niveaux de stocks stratégiques du Congo. La capacité de stockage nationale actuelle est insuffisante. Notre objectif est de desservir à la fois le marché national et l'ensemble de la sous-région. On est en train de concevoir un terminal capable de soutenir les opérations de réexportation vers les pays de la CEMAC et la RDC, où les délais de livraison sont actuellement assez longs. Des discussions sont en cours avec des partenaires potentiels, mais rien n'est encore finalisé.
Adaptez-vous vos stratégies pour répondre à des besoins régionaux plus larges, au-delà du Congo ?
Notre stratégie en matière de chaîne d'approvisionnement vise à la fois les marchés locaux et régionaux. Depuis notre base au Congo, on veut desservir tous les pays d'Afrique centrale par voie terrestre et fluviale. Par exemple, la RCA peut être approvisionnée six mois par voie fluviale et six mois par voie routière. Grâce à l'amélioration des corridors logistiques depuis Pointe-Noire et Brazzaville, on peut augmenter les livraisons de produits raffinés et, à l'avenir, de tous les types de gaz. La situation géographique du Congo, qui est une plaque tournante côtière, nous donne un avantage concurrentiel.
Tu es l'un des sponsors de l'Africa Energy Week. Qu'est-ce qu'Imperatus Energy espère accomplir lors de cet événement ?
D'abord, ce forum nous permet de rencontrer des décideurs, des investisseurs et des clients potentiels, notamment des États à la recherche de partenariats d'approvisionnement ou d'acheteurs pour leur pétrole brut. Ensuite, ça nous aide à développer notre marque. On existe depuis seulement trois ans, et être visible sur ce genre de forum est super important pour notre crédibilité. On veut montrer ce que fait Imperatus, de la production au stockage en passant par la distribution, et trouver des opportunités de collaboration dans les domaines de l'achat, de l'exportation, etc.