26 May 2026

Le directeur général de la SNPC, M. Ominga, prendra la parole lors de l'AEW 2026 alors que le Congo accélère son expansion dans le secteur gazier

Le directeur général de la SNPC, M. Ominga, prendra la parole lors de l'AEW 2026 alors que le Congo accélère son expansion dans le secteur gazier

La Chambre africaine de l'énergie (AEC) a tenu des réunions de haut niveau à Brazzaville le 18 mai avec le ministère des Hydrocarbures de la République du Congo et la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), renforçant ainsi une nouvelle dynamique visant à accélérer les investissements, à développer les infrastructures de GNL et à renforcer les capacités opérationnelles locales. Les discussions ont porté sur le positionnement du Congo en tant que pôle gazier régional de premier plan, tout en transformant la SNPC en un opérateur en amont plus actif, doté d'ambitions internationales plus larges.

Dans ce contexte, le directeur général de la SNPC, Maixent Raoul Ominga, a été confirmé comme intervenant à l’African Energy Week (AEW) 2026, qui se tiendra au Cap du 12 au 16 octobre. Sa participation intervient à un moment charnière pour le secteur des hydrocarbures du Congo, alors que la SNPC fait avancer d’importants projets de monétisation du gaz, des plans d’expansion en amont et une restructuration de l’entreprise visant à attirer des capitaux internationaux et des partenariats stratégiques.

Sous la direction de M. Ominga, la SNPC a accéléré sa transformation, passant du statut de simple détenteur passif d’actifs de l’État à celui de compagnie pétrolière nationale davantage axée sur l’exploitation. Un décret présidentiel de fin 2025 a élargi et consolidé le rôle stratégique de la SNPC au sein du secteur énergétique congolais. La société a également lancé un programme quinquennal de modernisation numérique destiné à améliorer la transparence, l’audit et la surveillance financière.

Sur le plan opérationnel, la SNPC se développe de manière agressive dans les projets d’amont pétroliers et gaziers. La société a émis une obligation de forage de 158 millions de dollars pour soutenir les campagnes onshore et a pris en charge l’exploitation d’actifs stratégiques, notamment le champ de Kouakouala. Les investissements en cours dans les permis Nanga I, Zingali II et Le Mayombe II devraient soutenir la croissance de la production tout en contribuant à compenser le déclin des principaux champs.

La monétisation du gaz reste au cœur de la stratégie à long terme de la SNPC, Congo LNG ayant livré sa première cargaison d’exportation vers l’Italie via l’installation FLNG de Tango. Parallèlement, une deuxième unité FLNG est en cours de développement afin de porter la capacité nationale de GNL à environ 3 millions de tonnes par an. À Banga Kayo, la SNPC et son partenaire Wing Wah font avancer des projets de réduction du torchage qui transforment le gaz associé en GPL, en propane et en butane destinés aux marchés nationaux.

La société renforce également ses partenariats offshore afin d’exploiter de nouvelles réserves. Des accords récents conclus avec TotalEnergies et QatarEnergy concernant le bloc en eaux profondes d’Enzombo visent à étendre les activités d’exploration au large de Pointe-Noire. Par ailleurs, TotalEnergies a récemment confirmé une découverte d’hydrocarbures sur la licence Moho, où les ressources récupérables des structures Moho G et Moho F sont estimées à près de 100 millions de barils.

« La participation d’Ominga à l’African Energy Week 2026 intervient à un moment décisif pour le secteur énergétique congolais, alors que la SNPC accélère sa transformation en une compagnie pétrolière nationale plus forte et davantage axée sur l’exploitation. L’African Energy Week offrira à la SNPC une plateforme essentielle pour dialoguer directement avec les investisseurs, les opérateurs et les décideurs politiques sur la prochaine phase de la stratégie de croissance du Congo », déclare NJ Ayuk, président exécutif de l’AEC.

La SNPC vise une croissance de la production à long terme vers 500 000 barils par jour tout en poursuivant de nouveaux cycles d’octroi de licences, la modernisation de ses raffineries grâce à son partenariat avec SOCAR et de nouveaux développements FLNG destinés à positionner le Congo parmi les premières économies gazières d’Afrique.

 

 

 

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