03 Jul 2026

Le Ghana, les Seychelles et São Tomé mettront en avant leurs projets d’investissement dans le secteur de l’énergie lors de la conférence « Power Africa Today 2026 »

Le Ghana, les Seychelles et São Tomé mettront en avant leurs projets d’investissement dans le secteur de l’énergie lors de la conférence « Power Africa Today 2026 »

Le Ghana, les Seychelles et São Tomé-et-Príncipe poursuivent des voies de transition énergétique distinctes mais convergentes, alors que leurs gouvernements passent de la conception des politiques à la mise en place d’infrastructures prêtes à être exploitées et de projets prêts à être financés. Ces stratégies nationales seront présentées lors de la conférence « Power Africa Today » dans le cadre de l’African Energy Week (AEW) 2026, qui se tiendra au Cap du 12 au 16 octobre.

Au cœur du débat, le ministre ghanéen de l’Énergie et de la Transition verte, le Dr John Abdulai Jinapor ; la ministre des Seychelles de l’Environnement, du Climat, de l’Énergie et des Ressources naturelles, Marie-May Jeremie ; et le ministre de São Tomé-et-Príncipe des Infrastructures et des Ressources naturelles, Nelson Cardoso, expliqueront comment leurs pays respectifs mobilisent des investissements dans les hydrocarbures, les énergies renouvelables et les infrastructures.

Au Ghana, la livraison de pétrole brut Jubilee à la raffinerie de Sentuo, à Tema, marque une première étape vers le renforcement des capacités de raffinage nationales et la réduction de la dépendance vis-à-vis des importations, contribuant ainsi à la sécurité énergétique globale et à l’approvisionnement en carburants industriels. Cette intégration en aval est complétée par un programme de relance en amont s’appuyant sur une campagne d’investissement de 3,5 milliards de dollars, comprenant un accord de 1,5 milliard de dollars avec Eni et un accord-cadre de 2 milliards de dollars avec Jubilee Partners visant à stabiliser la production et à garantir un approvisionnement fiable en hydrocarbures tant pour les recettes d’exportation que pour les besoins énergétiques nationaux, y compris le développement de la production d’électricité à partir du gaz.

Parallèlement, le Ghana s’attaque aux défis structurels liés au réseau électrique grâce à un programme de modernisation du réseau et d’amélioration de l’efficacité énergétique de 182 millions de dollars mené par l’Electricity Company of Ghana, ainsi qu’à des ajustements tarifaires visant à stabiliser le secteur de l’électricité. Ensemble, ces réformes reflètent une stratégie plus large qui intègre la relance en amont, l’expansion en aval et la réforme du réseau électrique dans un cadre de transition juste axé sur l’industrialisation et la création d’emplois.

Les Seychelles mettent en œuvre un modèle de transition énergétique adapté aux petites îles, ancré dans leur « Programme accéléré d’énergies renouvelables », qui vise une pénétration des énergies renouvelables de 15 % d’ici 2030 grâce à la modernisation du réseau et à des structures d’investissement à risque réduit. Des réformes complémentaires au sein de la Société des services publics, notamment la modernisation de la centrale de Roche Caiman, soutiennent les efforts plus larges visant à renforcer la résilience énergétique et à diversifier l’économie insulaire par le biais d’initiatives d’économie bleue.

À São Tomé-et-Príncipe, la stabilisation macroéconomique dans le cadre d’une facilité de crédit prolongée du FMI permet la mise en place d’un environnement d’investissement dans les infrastructures plus structuré. Cette dynamique est renforcée par une subvention de 24,5 millions de dollars de la Banque africaine de développement, qui s’inscrit dans un programme plus large d’investissements dans les énergies propres visant à accélérer la transition du pays d’une production basée sur le diesel vers les énergies renouvelables et à améliorer la fiabilité du réseau. Les efforts récents d’intégration des énergies renouvelables, notamment le déploiement de petites installations solaires et de systèmes de production hybrides, contribuent à la stabilité du réseau alors que le pays s’efforce de réduire sa dépendance vis-à-vis des combustibles importés et de renforcer les performances du réseau.

Parallèlement à un portefeuille de 72 millions d’euros soutenu par la BAD, des concessions hydroélectriques prévues le long de la rivière Adabe et un projet de développement solaire à Água Casada sont en cours de structuration afin d’attirer des capitaux privés grâce à des cadres de partenariat public-privé à risque réduit, soutenant ainsi les efforts visant à étendre l’accès à une électricité fiable et à construire un réseau électrique plus résilient.

« Partout en Afrique, les gouvernements passent résolument de la conception des politiques à leur mise en œuvre, transformant ainsi leurs ambitions en actions concrètes sur le terrain », déclare NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l'énergie. « Les investisseurs répondent à cette dynamique en soutenant des projets énergétiques clairement structurés et bancables, prêts à produire un impact à grande échelle. La conférence Power Africa Today, organisée dans le cadre de l’AEW 2026, reflète cette évolution en réunissant des gouvernements et des investisseurs déterminés à faire passer les projets du stade de la conception à celui de la mise en œuvre. »

Alors que les marchés énergétiques africains continuent de passer d’ambitions politiques à des portefeuilles de projets réalisables et axés sur la mise en œuvre, « Power Africa Today » à l’AEW 2026 offrira une plateforme permettant aux gouvernements et aux investisseurs de s’engager directement dans des stratégies susceptibles d’accélérer la réalisation des projets et de débloquer de nouveaux flux de capitaux à travers le continent.

 

 

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