Le ministre algérien de l'Énergie présentera un plan de transformation de 60 milliards de dollars lors de l'AEW 2026
L'Algérie intensifie ses efforts pour développer ses capacités énergétiques et attirer les investissements internationaux, en plaçant son plan de transformation du secteur énergétique, d'un montant de 60 milliards de dollars, au cœur de son programme pour 2026. Le ministre de l'Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, se joindra aux dirigeants mondiaux, aux financiers et aux décideurs politiques lors de l'African Energy Week (AEW) 2026 au Cap, où le pays présentera de nouvelles opportunités d'investissement dans les secteurs de l'amont, du midstream et des énergies renouvelables, tout en renforçant son rôle dans la sécurité énergétique mondiale.
La stratégie énergétique de l'Algérie repose sur un plan d'exploration et de production (E&P) ambitieux, visant à accroître la production d'hydrocarbures et à renforcer la position du pays en tant que fournisseur fiable pour l'Europe et au-delà. La production de gaz naturel devrait augmenter de 46 % entre 2025 et 2030, passant de 137 milliards de mètres cubes à 200 milliards de mètres cubes, ce qui créera d'importantes opportunités pour les investisseurs internationaux. Le cycle d’octroi de licences 2026 du pays proposera 24 blocs d’exploration terrestres répartis sur cinq bassins clés, soutenant ainsi les projets de forage de jusqu’à 500 nouveaux puits. Environ 75 % de ce plan de 60 milliards de dollars sont consacrés à l’E&P, faisant de l’AEW un lieu idéal pour que les opérateurs, les prestataires de services et les investisseurs puissent dialoguer directement avec le ministre.
Alors que les tensions géopolitiques continuent de redessiner les flux énergétiques mondiaux – de l'instabilité au Moyen-Orient aux perturbations persistantes le long des principales routes maritimes telles que le détroit d'Ormuz –, les marchés européens intensifient leurs efforts pour s'assurer des approvisionnements énergétiques stables et proches. Dans ce contexte, la volonté de l’Algérie d’accroître sa production d’hydrocarbures et sa capacité d’exportation positionne le pays comme un fournisseur alternatif essentiel. L’augmentation des investissements dans les pipelines, les infrastructures de GNL et les capacités de raffinage renforce non seulement les capacités d’exportation de l’Algérie, mais crée également des opportunités immédiates pour les partenaires internationaux cherchant à réduire leur exposition aux chocs d’approvisionnement et aux risques géopolitiques.
« À l’heure où le monde se bat pour trouver une énergie fiable, l’Algérie s’impose comme un fournisseur sérieux et fiable », déclare NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l'énergie. « Avec des milliards d’investissements sur la table et un plan clair pour augmenter la production – des hydrocarbures à l’hydrogène –, c’est un marché plein d’opportunités, et l’AEW 2026 est l’endroit où les investisseurs doivent se rendre pour s’assurer une place dans cette histoire de croissance. »
L’Algérie accélère également sa transition énergétique. Le pays prévoit de déployer 3 200 MW d’énergies renouvelables d’ici 2030, pour passer à 15 000 MW d’ici 2035, ouvrant ainsi d’importantes opportunités pour les développeurs et les financiers du secteur des énergies renouvelables. L’hydrogène s’impose comme la pierre angulaire de cette stratégie, l’Algérie visant 30 à 40 TWh d’hydrogène vert et de dérivés d’ici 2040 – une quantité suffisante pour répondre à environ 10 % de la demande européenne en hydrogène. Le pays estime que 24,8 milliards de dollars d’investissements seront nécessaires pour les infrastructures de production, de transport et d’exportation d’hydrogène, ce qui offre des opportunités dans les domaines de la production d’énergie renouvelable, du déploiement d’électrolyseurs et de la logistique.