18 Jun 2026

Philip Mshelbila, secrétaire général du GECF, participera à l’AEW 2026 alors que l’Afrique s’impose au cœur de l’approvisionnement mondial en gaz

Philip Mshelbila, secrétaire général du GECF, participera à l’AEW 2026 alors que l’Afrique s’impose au cœur de l’approvisionnement mondial en gaz

Philip Mshelbila, secrétaire général du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), a été confirmé comme intervenant de marque à l’African Energy Week (AEW) 2026, où il devrait exposer la manière dont les principaux producteurs mondiaux de gaz perçoivent le rôle de l’Afrique dans l’offre, la demande et le commerce mondiaux. Sa participation intervient à un moment où les investissements dans le GNL africain sont en hausse et permet de faire entendre directement sur la scène de l’événement la voix essentielle des exportateurs africains de gaz.

M. Mshelbila a pris ses fonctions de cinquième secrétaire général du GECF le 1er janvier 2026, succédant à Mohamed Hamel. Il apporte avec lui plus de trois décennies d’expérience dans les chaînes de valeur du gaz, du GNL et de l’électricité, dont plus de deux décennies chez Shell et à des postes de direction au sein de Nigeria LNG et, auparavant, d’Atlantic LNG à Trinité-et-Tobago. Sa nomination, parallèlement à la désignation du Nigeria à la présidence de la réunion ministérielle du GECF de 2026, a placé le leadership africain à la tête du dialogue mondial sur le gaz.

Le GECF rassemble bon nombre des plus grands pays exportateurs de gaz au monde afin de coordonner le dialogue et de promouvoir les intérêts souverains des États producteurs concernant leurs ressources en gaz naturel. Son rapport phare, le «Global Gas Outlook», qui en est désormais à sa 10e édition, prévoit une hausse de la demande mondiale de gaz naturel, qui passerait de 4 137 milliards de mètres cubes (bcm) en 2024 à 5 417 bcm d’ici 2055, la part de ce combustible dans le mix énergétique mondial passant de 23 % à 26 %. Les pays membres du Forum devraient faire passer leur part dans la production mondiale de gaz de 38 % à 44 % au cours de la même période et représenter 53 % des exportations mondiales de GNL d’ici 2555.

L’Afrique occupe une place centrale dans ces prévisions. Le rapport identifie le continent, aux côtés du Moyen-Orient et de l’Eurasie, comme une source principale de nouvelles offres conventionnelles et de capacités supplémentaires de GNL, à mesure que le marché dépasse le stade de la croissance tirée par le gaz de schiste. Le GECF prévoit que l’Afrique pourrait attirer jusqu’à 115 milliards de dollars d’investissements dans le secteur intermédiaire du gaz entre 2031 et 2040 et représenter près d’un quart des investissements mondiaux dans la liquéfaction d’ici 2050. Les producteurs africains établis, notamment l’Algérie, l’Égypte, la Libye et le Nigeria, constituent le noyau dur des membres du Forum, tandis que des exportateurs émergents tels que le Mozambique, le Sénégal et la Mauritanie ont rejoint son orbite.

Ce réseau s’étend à travers tout le continent. Au Mozambique, les projets Mozambique LNG de TotalEnergies et Coral FLNG d’Eni constituent l’un des plus grands nouveaux fronts gaziers au monde, aux côtés du projet Rovuma LNG d’ExxonMobil. Sur la côte ouest-africaine, le projet Greater Tortue Ahmeyim, mené par bp et Kosmos Energy, a commencé à exporter du GNL au-delà de la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie en 2025, tandis que Nigeria LNG poursuit son expansion et que la République du Congo a mis en service une nouvelle capacité FLNG. En Afrique de l’Est, le terminal GNL de Tanzanie, prévu de longue date, est en passe d’obtenir le feu vert définitif.

En Afrique, le gaz est porteur d’une mission de développement qui va de pair avec ses objectifs d’exportation. Plus de 600 millions d’Africains n’ont toujours pas accès à une alimentation électrique fiable, et un nombre encore plus important ne dispose pas de solutions de cuisson propres, un déficit que le GECF a maintes fois mis en lien avec l’intérêt de la conversion du gaz en électricité et de l’approvisionnement domestique. Pour répondre à la demande mondiale de gaz jusqu’en 2055, il faudra environ 11 600 milliards de dollars d’investissements en amont et 735 milliards de dollars supplémentaires dans les infrastructures intermédiaires, ce qui place l’accès au financement et la stabilité réglementaire au premier plan des priorités des producteurs africains cherchant à transformer leurs réserves en projets bancables.

« Il est évident que l’Afrique dispose des réserves, de la croissance de la demande et du portefeuille de projets nécessaires pour devenir une pierre angulaire de l’approvisionnement mondial en gaz, et la confiance du GECF dans le leadership africain souligne à quel point le continent est désormais au cœur du marché mondial », a déclaré NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie. « Les cadres que les investisseurs et les gouvernements mettent en place aujourd’hui détermineront la rapidité avec laquelle ce potentiel se traduira en production. »

Alors que l’AEW 2026 s’apprête à réunir décideurs politiques, investisseurs et opérateurs au Centre international de congrès du Cap du 12 au 16 octobre, l’intervention de Mme Mshelbila donne au marché un aperçu direct de la manière dont les principaux producteurs mondiaux de gaz évaluent l’offre africaine, ainsi que des investissements nécessaires pour la mettre en service.

 

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